Visite du Musée

Bref historique

L'idée de créer un Musée de la Résistance et de la Déportation revient à trois résistants :
Marcel Daguzan, Louis Leroy et Louis Villanova, ce dernier ancien chef de  l'Armée Secrète (AS).


Dix ans après les faits qu'ils désiraient commémorer, il existait encore des documents et des objets conservés à titre de souvenir par les résistants.
La collecte à laquelle ils se livrèrent s'avéra fructueuse.
Les fondateurs disparus, une association loi 1901 a vu le jour, ayant pour objet le développement et la gestion du Musée. Le conseil d'Administration composé à l'origine de représentants des associations d'anciens résistants et déportés, a pour président un ancien membre de l'O.R.A - CFP, Guy Labédan.
En même temps, le Musée s'enrichissait de nouvelles collections comme des vêtements de déportés.
Tout ce qui put être recueilli trouva place dans un local de la Bourse du Travail, 48 rue de Lorraine à Auch.

La mairie, attentive au développement culturel de la ville, offrait un espace de 200 m2 dans l'immeuble rénové de la rue Pagodéoutés ( auprès de ses services techniques) où les objets furent rangés.

L'inauguration eut lieu le 5 octobre 1975 en présence du Maire d'Auch, Jean Dours et du Ministre des Anciens Combattants, André Bord en personne.
D'anciens résistants prirent à cœur d'assurer une permanence pour les visiteurs éventuels.

Les visites se font selon la chronologie des événements, de 1939 jusqu'aux jours de la Libération du territoire national.

« Liberté » est un des premiers mouvements de Résistance apparus fin 1940.
Son organe du même nom était à l'origine envoyé par la Poste avec comme imprimeur une adresse imaginaire.
Des consignes d'action sont déjà données.

Collection de feuilles clandestines de diverses provenances

Grille utilisée pour le chiffrement des messages dans les transmissions

« Combat » est le plus fort tirage des journaux clandestins. Le numéro d'août 1942 s'élève contre la relève, un accord conclu avec le Reich, consistant à envoyer des ouvriers Frnçais en Allemagne, en échange de prisonniers de guerre libérés. Son échec conduira au STO

Tract parachuté par avions anglais
(voir la cocarde).
Il marque une étape  décisive dans les relations des Etats-Unis avec la France de Vichy

Poste radio récepteur d'époque, possédé par la plupart des foyers en France.
Pour les initiés de la Résistance, il permet d'écouter, malgré le brouillage, les messages personnels annonçant, entre autres, les parachutages.

Moyens de transmission radio utilisés dans les maquis